Une bonne voix, c’est d’abord un larynx mobile

Une bonne voix, c’est d’abord un larynx mobile

Qu’y a-t-il dans notre cou ? Pourquoi faut-il faire attention au positionnement de la tête, de la mâchoire et de la langue dans le travail vocal ? Pourquoi la mobilité du larynx influe-t-elle sur la voix ?

Dr Elisabeth Péri-Fontaa nous explique l’importance de la mobilité du larynx, en utilisant son ouvrage « D’où vient notre voix ? », disponible sur ce site et sur Amazon.fr. Frais de port offerts en France et en Europe.

 

 

Retranscription de la vidéo

Les cordes vocales sont situées dans notre cou, très profondément dans le cou, dans un tube cartilagineux, assez rigide, qui se trouve juste en avant de la colonne vertébrale. Ce tube est entouré d’un tas d’organes, des muscles, des ligaments, mais aussi la peau de notre cou. Donc, la position dans laquelle nous allons mettre notre tête va fortement influer sur le jeu et les mouvements de notre larynx.

Si on était capables de soulever la peau de notre cou, on verrait l’organisation musculaire qui se trouve sous notre peau. On voit qu’il y a là, tout un ensemble de muscles dont le rôle premier est double. D’abord de permettre la mobilité du cou, c’est-à-dire de permettre à la tête d’avoir énormément de mouvements très précis pour régler la vision, pour régler l’audition… Mais aussi un certain nombre de muscles dédiés aux mouvements de la mâchoire. Donc l’ouverture, notamment, de la mâchoire, dépend d’un certain nombre de muscles du cou, mais également d’un certain nombre de muscles de la langue. C’est-à-dire que de nombreux muscles de la langue vont prendre insertion sur le cou et en particulier à proximité du larynx.

On peut, dès lors, comprendre que quand on va travailler la voix, il faut faire très attention au positionnement de la tête, de la mâchoire, de la langue. Parce que le larynx, la langue, la mâchoire, mais aussi, d’une manière plus générale, la tête, partagent en commun des muscles qui vont être utilisés de manière différente de ce que l’on a comme projet. Si l’on arrivait à enlever tous ces muscles, c’est seulement après qu’apparaîtrait notre larynx. On comprend donc que l’intensité avec laquelle ces muscles seront contractés va influer sur les mouvements du larynx. Or, toutes les fonctions laryngées sont basées sur les capacités de mouvement du larynx. Donc, une bonne voix, c’est d’abord un larynx mobile.

Pour plus d’informations sur l’ouvrage D’où vient notre voix ? cliquez ici.

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